Entre chiens et loups – Spécial Université de Montréal

Publié: 27 mars 2012 dans Journal - Entre chiens et loups

Des textes d’étudiantEs en services social à l’Université de Montréal appuient le documentaire Si on existait…Le film d’une lutte pour exister du RAJE citoyenne!

Mardi le 14 février dernier, Carl et François ont rencontré des étudiantEs de l’Université de Montréal en service social qui avaient écouté le film du RAJE citoyenne. Ils et elles avaient par la suite préparé des questions à ce sujet, auxquelles nos deux représentants ont répondu brillamment. Les étudiantEs nous ont également donné la permission de publier des textes qu’ils et elles ont écrit au sujet du documentaire Si on existait…Le film d’une lutte pour exister du RAJE citoyenne. En voici quelques-uns.

1. Le documentaire est intéressant…

Le documentaire est intéressant parce qu’il fait ressortir des faits concernant l’aide sociale qui sont ignorés de la population ou minimisés par le gouvernement. Par exemple, la lourdeur du système pour pouvoir bénéficier de l’aide sociale. Le documentaire est pertinent puisqu’il n’est pas prétentieux et qu’il prend le temps de s’intéresser à chaque jeune et aux réalités qu’ils vivent. De plus, il démontre bien le côté inhumain des procédures pour avoir de l’aide et des conséquences que ça implique… les fonctionnaires ne veulent pas avoir de contact (avec les demandeurs d’aide).

2. Ce film nous expose trop de faits qui semblent insensés.

C’est comme si notre système tendait à vouloir décourager une partie des gens pour ne pas avoir à leur verser les montants auxquels ils ont droit. De plus, il y a plusieurs clauses discriminantes qui amènent encore à restreindre l’accessibilité. Ce film nous fait voir toutes les lacunes qui font que l’aide que notre société se vante de fournir aux citoyens en précarité financière devient davantage une source d’anxiété et de stigmatisation. Il est important, en tant que futur travailleurs sociaux, d’être conscient de l’ampleur des difficultés que peuvent rencontrer ces personnes lors des demandes d’aide. Ce film nous expose trop de faits qui semblent insensés. Il est clairement démontré que les discours de nos représentants étatiques ne concordent pas toujours avec leurs actions.

Finalement, on nous fait réaliser que beaucoup trop de jeunes sont dans cette situation de pauvreté et qu’en ne les aidant pas de manière adéquate à long terme, c’est notre avenir de société que nous mettons en jeu.

3. La technocratie porte atteinte à la dignité des jeunes.

La jeunesse est souvent perçue comme une étape de la vie effervescente, pleine de découvertes, d’exploration et où l’on a l’impression que toutes les possibilités nous sont permises.  Cependant, cet idéal n’est pas donné à tous les jeunes Québécois.  Plusieurs doivent au contraire, lutter auprès du gouvernement pour avoir accès à l’aide sociale afin d’être en mesure de subvenir à leurs besoins.  C’est ce portrait souvent méconnu de la réalité des jeunes Québécois que François Labbé montre avec primauté dans le documentaire Si on existait.

Le film réalisé par RAJE citoyenne présente la solidarité qui se tient au cœur de cette lutte, où plusieurs jeunes se sont rassemblés autour de tables pour partager leur vécu et offrir des idées afin d’arriver au bout de leur objectif : la reconnaissance publique de leurs droits.

C’est en soulevant la difficulté de plusieurs jeunes à faire une demande d’aide sociale ainsi qu’à réintégrer le marché de l’emploi ou à faire un retour aux études qu’on réclame et dénonce les nombreux obstacles qui leur sont présentés.  Les jeunes souvent stigmatisés font face à la discrimination où ils ne sont pas pris au sérieux.  Le documentaire reflète bien cette triste réalité lorsqu’ils essayeront en vain de dialoguer avec la Ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet.

La technocratie à laquelle ils font face, lors de leurs démarches, porte atteinte à leur dignité et les pousse vers une spirale d’exclusion.  Sans le soutient des programmes gouvernementaux, il n’est pas rare qu’ils n’arrivent pas à retourner aux études ou suivre des formations professionnelles qui pourraient leur faire bénéficier d’un meilleur avenir.  Et c’est cet avenir qu’ils voient de plus en plus sombre, car à chaque fois ils sont confrontés à un appareil étatique plus informatisé et moins humain.

C’est à travers un scénario reflétant bien la réalité, où les rêves des jeunes sont souvent brisés, qu’on montre leur mobilisation et leur lutte pour se faire entendre auprès du gouvernement.  Un souffle d’espoir se construit dans les actions quotidiennes à travers desquelles ces jeunes demandent le droit d’exister et de participer comme citoyens reconnus et dignes de vivre dans une société moderne qui proclame le droit à l’égalité.  Enfin, le film c’est aussi un rappel aux dirigeants quant à leurs engagements auprès de la population défavorisée qui a besoin de leur soutien afin d’être en mesure de se remettre sur pied et se construire un avenir meilleur.

4. La ministre se déresponsabilise et fait l’autruche.

La bureaucratie prend une place de plus en plus grande et pour diverses raisons, les institutions mettent un nombre croissant d’obstacles à l’obtention de l’aide sociale.  L’État finit par oublier le coût humain de ces pratiques de gestion.

Ce film est un témoignage criant de la réalité des jeunes qu’on fragilise alors qu’ils sont déjà dans un état de précarité et de vulnérabilité.  Ça nous amène à nous questionner sur le message que de telles pratiques envoient à nos jeunes, qui au tout début de leur vie active, essaient de se faire une place dans la société?

Ce qui nous choque dans ce film, c’est la réponse insignifiante de Julie Boulet, ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale du parti libéral du Québec, aux jeunes déjà stigmatisés par la pauvreté.  Elle a conclu que les difficultés à obtenir de l’aide financière n’affectaient que quelques cas d’exception.  C’est absurde de laisser entendre qu’ils ne sont qu’une minorité de jeunes dans cette situation surtout lorsqu’on pense que des organismes ne suffisent pas à la tâche pour les aider dans leurs démarches.  Nous pensons que la Ministre se déresponsabilise et fait l’autruche.

Elle semble ne pas considérer que ces jeunes représentent notre avenir et qu’ils nécessitent qu’on les écoute et les soutienne dans leur cheminement.  De plus, comment peut-on demander autant de documents?  N’y a-t-il pas un moyen de leur simplifier la tâche et ça sans la signature d’un parent ou du moins leur offrir l’assistance dont ils ont besoin pour retrouver les papiers requis?

À quoi peuvent servir des « Visio-guichet » si les utilisateurs sont en grande majorité des individus peu scolarisés?  Comment pourront-ils lire et comprendre les démarches à faire afin d’obtenir du soutien financier?

5. « T’as le choix entre payer ton loyer ou manger à ta faim. »

À notre avis, il est important de visionner le documentaire « Si on existait ».  Il amène une prise de conscience par rapport aux problèmes des jeunes qui devraient bénéficier de l’aide sociale et de l’aide à la réinsertion aux études et au marché de l’emploi.  Alors que les jeunes sont l’avenir de la société, le système en place ne favorise pas un avenir prometteur pour ceux qui souhaitent retourner aux études ou trouver un emploi dans un domaine qui les intéresse.

Le système de l’aide sociale est une machine bureaucratique que les gens qui devraient en bénéficier ont de la difficulté à comprendre et où on les traite comme des numéros.  Les documents à fournir afin d’avoir accès à l’aide sont trop nombreux, trop précis et parfois trop difficiles à obtenir : le fait, par exemple, qu’on demande aux jeunes un document signé de leurs parents prouvant qu’ils n’ont plus de contact avec eux est une aberration.  Les jeunes sont souvent considérés comme étant à la charge de leurs parents même s’ils n’habitent plus avec eux depuis des années.  On leur propose même de poursuivre leurs propres parents pour obtenir de l’argent, une alternative inimaginable pour la plupart des personnes.

Les programmes de réinsertion sont grandement à améliorer.  Les normes de travail ne s’appliquent pas à ces programmes.  Les participants sont parfois stigmatisés dans leur milieu de travail.  Ils ne donnent pas une vraie image du marché du travail aux participants.  Le fait que les entreprises reçoivent des subventions pour chaque nouveau participant ne les incite pas à garder les personnes qui ont déjà participé au programme.  Tous ces facteurs font en sorte que les programmes de réinsertion au marché de l’emploi sont souvent inefficaces.

De plus, l’aide sociale est largement insuffisante : elle apporte environ 7 400$, alors que le seuil de pauvreté à Montréal est de 20 000$ par année.  Ce montant est d’autant plus insuffisant qu’avant d’obtenir le droit à l’aide sociale, les bénéficiaires ont accumulé de nombreuses dettes.  Comme le disait un bénéficiaire à l’aide sociale : « t’as le choix entre payer ton loyer ou manger à ta faim. »

6. Le gouvernement individualise le problème.

Tout d’abord, nous trouvons intéressant que ce documentaire présente une prise de parole par les jeunes.  Nous sommes surpris de voir la quantité de jeune confronté à la misère de la pauvreté et qui a des conséquences néfastes à leur avenir professionnel.  Ces jeunes dénoncent comment le gouvernement est sourd face à la condition des gens en difficulté, mais qui veulent s’en sortir.  Ils revendiquent le manque d’aide et de soutient du gouvernement, car celui-ci alourdit l’accès par une bureaucratisation complexe.  Le gouvernement individualise le problème, alors ce problème social relève du social.

Ces jeunes énoncent plusieurs solutions qui permettraient de sortir de ce cycle.  Ils proposent de verser plus d’argent dans les programmes.  Il faudrait calculer les prestations selon le calcul réel du coût de la vie, parce que les prestations du bien-être social sont inférieures au seuil de la pauvreté.  Il faudrait aussi abolir les catégories à l’aide sociale.  Il dénonce la contradiction entre la réalité et le discours public à l’accès de l’aide sociale pour les jeunes de 18-25 ans.  Il présente le discours de Julie Boulet qui souligne l’importance d’être en contact avec les gens, mais en réalité il existe une déshumanisation des services.  Et donc, les élus ne montrent pas la volonté d’aider.  Finalement, le gouvernement néglige volontairement de répondre aux vrais besoins de ces jeunes et il contribue à l’augmentation de la pauvreté et des inégalités.

7. Les jeunes sont prisonniers de la pauvreté.

Nous recommandons sans aucune hésitation le documentaire Si on existait… à tout citoyen, car nous croyons fermement que nous sommes tous et toutes conernéEs par l’avenir des jeunes.  D’ailleurs, c’est également l’avenir de la société.  Voilà pourquoi il faut que tous soient conscientisés à ce que vivent réellement ces personnes qui représentent malheureusement la majorité de la société.  Mais avant tout, il serait primordial que leurs droits soient respectés pour leur donner une chance de se sortir de la pauvreté dans laquelle ils sont prisonniers.  Le terme prisonnier, ne nous paraît pas ici exagéré, car le système de l’aide sociale les enferme dans des conditions de vie épouvantables et anormales.  En fait, comment peut-on imaginer qu’un de nos semblables arrive à peine à subvenir à ses besoins?  Est-ce normal?  Vraisemblablement, non!  De plus, il serait crucial de se demander pour quelles raisons les critères d’admissibilité sont si irréalistes lorsqu’on regarde la réalité dans laquelle ces gens se trouvent.  La seule chose que cela entraîne, c’est leur démotivation à vouloir s’en sortir.  Et d’ailleurs, pourquoi continuer à se battre quand on a toujours des bâtons dans les roues?  Il serait temps que l’État prenne ses responsabilités et adapte leurs lois afin que les droits de tous les citoyens soient respectés.  Les conséquences sont énormes pour ces personnes se retrouvant dans la pauvreté.  Il n’y a pas seulement le décrochage scolaire qui augmente, mais l’itinérance, la consommation de substances psycho actives et bien plus encore.  De là, c’est l’ensemble de la société qui étiquette, juge et stigmatise ces personnes, sans égard au fait que ce n’est pas par choix qu’ils se retrouvent dans une telle situation.

8. Le réel visage de la jeunesse

Le vidéo sur le mouvement RAJE citoyenne nous a permis de découvrir une expression de l’investissement de la jeunesse.  C’est un des aspects intéressants et importants dans ce vidéo, puisque, habituellement, l’image des jeunes dans notre société est une image de personnes désabusées par le système et même inactives.  Par conséquent, dans la vidéo, c’est tout à fait le contraire que nous pouvons voir.  Les jeunes veulent s’investir et agir pour qu’il y ait des changements dans notre société.  Nous voyons que ces jeunes vivent de l’injustice et qu’ils n’acceptent pas cette situation.  En fait, dans ce documentaire nous voyons le réel visage de la jeunesse.

Aussi, la vidéo nous informe sur la complexité du processus de la demande d’aide sociale et du système qui l’entoure.  Nous comprenons comment la situation de certaines personnes est difficile.  C’est pour cette raison que nous croyons qu’il est important pour la population de visionner ce documentaire.  Cela peut permettre à celle-ci d’éviter de porter des jugements sur la jeunesse et de perpétrer l’idée que les jeunes ne sont pas paresseux et que souvent ils cherchent activement à changer leur situation.  Peut-être que le système est si compliqué pour décourager certaines personnes à avoir recours à l’aide sociale.  Il serait intéressant de s’y pencher pour être conscient des injustices présentes dans notre société en ce qui concerne l’aide sociale.

De plus, la vidéo expose la réalité de la demande d’aide sociale.  Cette demande se faite de plus en plus à l’aide de machines et non avec un lien avec des personnes.  Cela déshumanise le processus et rend la demande encore plus difficile et dégradante.  Les jeunes qui font une demande d’aide sociale sont souvent dans une situation précaire, or il serait plus humain et respectueux qu’ils puissent parler à une personne qui les écoute et prenne à cœur leur réalité.

Enfin, il est important de mentionner que visionner la vidéo peut être très instructif pour la population.  Celui-ci expose une réalité très actuelle et permettra, à notre avis, à ceux qui la visionneront d’être conscients de ce que beaucoup de jeunes vivent.

9. Recevoir de l’aide financière du gouvernement: un réel défi!

En tant que futures travailleuses sociales, nous vous suggérons de visionner ce documentaire pour mieux comprendre l’ampleur de la problématique que vivent les jeunes en difficulté.  De plus, il met en lumière les différents enjeux auxquels ils sont confrontés.  À travers la trajectoire de ces jeunes, nous pouvons constater qu’il est un réel défi de recevoir de l’aide financière du gouvernement afin de faciliter leur réintégration au sein de la société.  Au fil du documentaire, il est possible de voir la non-collaboration et la non-reconnaissance du gouvernement par rapport à cet enjeu.  Par exemple, la déshumanisation des bureaux du gouvernement rend encore plus difficile l’obtention d’aide pour ces jeunes.  En définitive, la création de ce documentaire a permis de briser l’isolement de ces jeunes et contribuer à une reprise du pouvoir individuelle et collective.

10. Heureusement, des jeunes se mobilisent pour tenter d’améliorer la situation!

« Si on existait : une lutte pour exister » est un documentaire réalisé par RAJE citoyenne qui relate l’expérience des jeunes qui doivent faire appel aux services d’Emploi-Québec et aux prestations du bien-être social.  Il réunit des témoignages de jeunes en situation de pauvreté, d’intervenants et de militants.  Ainsi, le documentaire vise à sensibiliser à la réalité des individus en situation de précarité, qui font face à de nombreux obstacles lors de leur démarche d’obtention d’aide.  Aussi, il adresse un clin d’œil aux instances politiques pour montrer qu’il y a plusieurs inégalités au niveau des démarches de soutien que ces personnes ont besoin.  Selon RAJE citoyenne, les procédures ou démarches pour l’obtention de la solidarité sociale sont honteuses puisqu’il y a plusieurs barrières bureaucratiques.  Par exemple, lorsqu’un mineur veut avoir droit à l’aide sociale, il doit prouver, par un document signé par son parent, qu’il n’a plus de contact avec celui-ci.  De surcroît, les instances exigent des frais administratifs afin de prouver le manque d’argent des futures bénéficiaires.  Le documentaire a donc pour but de prouver qu’il y a de majeures modifications à faire pour que chacun soit en mesure de trouver une place dans la société.  Heureusement, des jeunes se mobilisent pour tenter d’améliorer la situation.

11. « Quand la vie humaine prend moins d’importance que des papiers! »

Le documentaire Et si on existait, film d’une lutte pour exister cherche à nous faire réagir, à nous sensibiliser sur la difficulté d’accès à l’aide sociale pour jeunes.  Pour ce faire, RAJE citoyenne a utilisé une méthode novatrice en filmant le processus de réflexion, de concertation pour illustrer les lacunes du système, afin de confronter la classe politique sans être irrespectueux.

Ils présentent le point de vue des jeunes qui vivent la problématique ainsi que le point de vue de divers intervenants qui les côtoient.  On donne la parole aux jeunes assistés sociaux qui sont eux-mêmes des militants, contrairement aux stigmates tenaces qu’il y a à leur égard.  Ils utilisent plusieurs moyens de communication afin de faire passer leur message : pièce de théâtre, manifestation, slam, entrevue, etc.

La lourdeur bureaucratique étouffante ralentit l’accès à l’aide sociale, à cause du très grand nombre de papiers à fournir.  L’ensemble de la procédure est gênante, taboue et infantilisante.  Ceci ajoute des obstacles à des personnes qui sont déjà fragilisées par leur situation de précarité.

12. Vous croyez que sortir de la pauvreté est simple?

Vous croyez que sortir de la pauvreté est simple?  À l’heure où le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale se désolidarise, un groupe de jeunes se mobilise et dénonce le virage déshumanisant que prend Emploi-Québec.  Non seulement l’intégration en emploi est-elle ardue pour la jeunesse québécoise, mais de plus, les mesures d’aide à l’emploi sont devenues un véritable labyrinthe.

Suivez la démarche de ces jeunes qui cherchent à s’émanciper, voyez leur persévérance.  Voyez comment des jeunes de la rue se mobilisent et surmontent des obstacles avec humour et créativité.  Vous serez surpris de la complexité des démarches et des exigences d’un programme d’aide sociale, de formation, de lutte au chômage.

Parcourez le chemin de la rue vers les réseaux gouvernementaux avec ces jeunes et des intervenants des Auberges du cœur.

Découvrez les vidéo guichets promus pour conserver des liens permanents, supposés encourager la participation des jeunes aux processus décisionnels.  Peut-être trouverez-vous des contradictions dans ces démarches?  Voyez et dites-nous ce que vous en pensez!

13. Des mobilisations citoyennes inspirantes!

Les jeunes vivant des difficultés au niveau socioéconomique recourent souvent à l’assistance sociale pour s’en sortir en dernier recours.  Même si ce service est censé être disponible au Québécois dans le besoin, ces jeunes se heurtent à des difficultés administratives multiples.  Le documentaire Si on existait… Le film d’une lutte pour exister présente des cas réels où jeunes et organismes communautaires travaillent en collaboration pour sensibiliser ministère et population et trouver de meilleures solutions pour éviter aux bénéficiaires, et plus particulièrement aux jeunes, la détresse sociale.

Le documentaire nous montre une mobilisation citoyenne et nous fait réaliser que les difficultés liées à l’aide sociale sont un problème collectif et non seulement individuel.  Effectivement, le fait de voir de « vrais » jeunes qui vivent de « vraies » difficultés nous fait prendre conscience de l’ampleur du phénomène.

Les activités de mobilisation ont également été faites par des jeunes pour les jeunes avec le support de plusieurs organismes communautaires impliqués dans la cause.  Nous constatons, lors du visionnement, que la lourdeur bureaucratique de l’aide sociale a été vécue par les jeunes, mais nous pouvons facilement extrapoler et généraliser cette problématique à la population entière, car elle n’est pas spécifique aux moins de 30 ans, mais bien réelle pour tous ceux faisant une demande.  De façon générale, chaque individu ayant recours à l’aide sociale doit fournir plusieurs documents, souvent jugés inutiles et non pertinents, selon les propos tenus dans le documentaire.  Malheureusement, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale ne semble pas se sentir concerné par cette problématique.  Le personnel a même été réduit, obligeant les demandeurs à traiter avec des machines, ce qui augmente les frustrations et les incompréhensions des citoyens.

Visionner ce documentaire vous permettra de mieux connaître les difficultés liées aux demandes d’aide sociale, ainsi que certaines causes qui font que les jeunes ne peuvent devenir demandeurs.  Il est également possible de voir une mobilisation citoyenne des plus inspirantes.

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