Il était une fois… une rencontre avec les attachés politiques. Prise 1

Publié: 7 février 2011 dans Articles d'enRAJÉs

Bonjour chers membres du  RAJE citoyenne! Je me présente Jocelyn, je suis un jeune d’une Auberge du cœur qui représentait  le RAJE citoyenne avec Samuel et Jonathan, tous deux intervenants d’Auberges du cœur, lors de  la rencontre avec les attachés politiques. Les propos qui suivront, est une simple observation de ma part qui je crois  a le ton juste  pour ce qui est de la réunion et qui sera partagée par nos deux intervenants. Tiens! Pourquoi ne pas commencer par une petite question, saviez-vous que l’avenir passe par la jeunesse? C’était leurs discours d’ouverture  pour nous montrer leur sympathie à notre égard. De belles paroles pour essayer d’éteindre le feu que le ministère a lui-même allumé!

Je trouve, personnellement que ça commence mal quand que tous les représentants ne peuvent assister à la réunion. Ils nous ont imposé la limite de trois personnes au départ. Si nous ne respections pas le nombre, la préposée nous refusait l’accès à la salle de réunion en prétextant que nous nous trouvions dans un bâtiment privé. Un abus de pouvoir?! Je ne sais pas pour vous, mais pour moi je trouve cette situation fâcheuse. Je crois que si nous étions dans un édifice public, on aurait pu rajouter nos deux autres représentants. Comme on le voulait au début. C’était un petit clin d’œil comme ça!

Juste pour vous aviser que nous n’avons pu parler que de la première revendication, car nous avons beaucoup débattu sur les services qu’ils nous donnaient par rapport à ceux qu’ils pourraient faire. On leur a fait part que la contribution parentale n’avait aucun sens et si nous nous trouvons dans des ressources comme des Auberges du cœur et autres, c’est que nos parents ne peuvent pas contribuer pour nous. Ainsi, c’est éprouvant pour un jeune adulte qui n’a plus de contact avec ses parents, ou une mauvaise relation, ou que les parents ne peuvent contribuer pour leur enfant sans lui demander de remplir ce fameux formulaire. Les représentants des élus nous disent que c’est la loi et qui ne pouvaient rien faire en ce sens. Dans la réalité des faits, ce formulaire est une manipulation pure et simple pour empêcher le jeune d’obtenir son premier chèque d’aide sociale. De ce fait, le jeune peut refuser, par écrit, cette fameuse contribution parentale. S’il va voir un organisme communautaire qualifié dans le domaine du droit social, c’est bizarre, mais l’aide sociale ne t’achale plus avec cela.

Ensuite nous avons demandé le retour à la rencontre avec un agent dès la demande initiale. On veut faire un bref retour en arrière afin de mieux informer le jeune en plus de leur donner également leurs droits. Tout ça pour améliorer les services, qui présentement, diminuent énormément. C’est le seul point qui a été clair. Ils ne veulent pas de ça en prétextant qu’il y a des gens qui ne veulent pas se présenter dans un CLE ou ne peuvent pas dans la minorité des cas. Je pense qu’ils veulent la diminution des personnes dans les CLE pour faire valoir leurs statistiques. C’est une foutaise! Je crois pertinemment que c’est essentiel que les jeunes se présentent à  une rencontre avec un agent pour être bien informé. Un petit rappel, les organismes le demandent depuis un bout de temps.

Pour poursuivre les points de la première revendication, les attachés politiques ont été outrés de savoir que les agents ne donnaient pas le chèque de dépannage pour les gens dans le besoin. Comme s’ils n’étaient pas au courant! Les jeunes n’ont pas les moyens de fournir l’argent pour les cartes d’identités et documents que le ministère demande. Le RAJE défend les jeunes en difficulté et nous observons que très peu en reçoivent. En plus dans notre face, ils nous ajoutent qui en donnent souvent à ceux qui sortent de la prison  et/ou  sont itinérants. Bizarrement, les intervenants en voient très rarement. Pour les attachés politiques, ça n’a pas de bon sens que les agents n’en donnent pas. Ils nous ont dit qu’ils allaient vérifier. Il y a deux façons de voir ça, soit qu’ils ne connaissent pas leur dossiers ou bien si je peux me permettre, ils jouent à l’autruche. Si le chèque de dépannage est un droit, selon nos revendications, pourquoi ne pas l’appliquer!

L’avant dernier point que nous avons discuté est de hausser les revenus de travail permis (qui est de 200$ présentement) jusqu’à la couverture des besoins essentiels. Cela a pour but de permettre aux jeunes de faire la transition entre les démarches personnelles vers le marché du travail. Le 200$ ne vaut même pas un quart de travail par semaine. Il n’y a pas d’employeur qui va engager quelqu’un pour même pas une journée par semaine. Avec ce montant, il ne couvre même pas les besoins essentiels. On est en dessous du plancher des besoins. Le jeune quand il rentre dans une ressource, c’est aussi parce qu’il a un travail  de cheminement personnel à effectuer. On nous dit qu’au lieu de monter le montant initial, ils misent plus sur des réinsertions sociales. Nous croyons que pour aider le jeune, il faut leur permettre d’améliorer leur qualité de vie et ensuite faire une transition vers le retour du travail. Ce n’est pas si bête que ça!

Finalement, nous avons fini du dernier point de notre première revendication (à mon avis, un des plus importants). Ramener les exigences lors de la demande initiale à trois demandes bien simples :

1-      carte d’identité ou assermentation permettant d’identifier formellement le requérant.

2-      Copies des derniers relevés bancaires des derniers mois (nombre à confirmer)

3-      Obligation de faire une demande d’assurance-chômage.

Pour l’assermentation, ils pensent à faire appel aux intervenants d’organismes communautaires pour qu’ils puissent identifier le jeune si ce dernier n’a rien pour s’identifier. C’est également notre demande, cependant dans les fait ça fait plusieurs année que les organismes le demandent. Souvent ils font une lettre comme quoi ils sont dans leur ressource et c’est plus souvent qu’autrement refusé et invalide. J’espère de tout cœur qu’ils le feront et que ce ne serait pas des paroles en l’air. Je leur ai informé  aussi que pour les relevés de transaction bancaires, avec signature du requérant, qu’ils pouvaient aller voir leur situation bancaire des derniers mois.

Alors si le jeune n’a pas les moyens de se les procurer, le CLE peut aller vérifier et le tout est complètement gratuit. Et faire la demande de chômage. Après ces trois étapes, le jeune pourra obtenir son premier chèque. Nous avons fait mention qu’après ces trois demandes et dès qu’il a reçu son premier chèque, qu’ils pouvaient demander d’autres formulaires si c’était NÉCESSAIRE.

Pour la conclusion de la rencontre, j’ai trouvé qu’il y avait de l’attitude de la part d’un attaché politique en particulier. Ils ont essayé de bien paraître en nous déclarant que les jeunes étaient importants pour eux. Hélas, il leur manquait beaucoup d’informations. Juste pour attiser la colère un peu au près des membres, ils nous ont dit que le manque de documents n’équivalait pas systématiquement à une fermeture de dossier. Je les ai questionnés sur le fait que si c’était normal qu’un jeune pouvait attendre plusieurs mois avant de recevoir un premier chèque. Ils m’ont répondus à ce sujet que ça ne se faisait pas et que ça ne devrait pas arriver. Je leur ai dit également que pour eux, c’était plus facile de fermer un dossier en nous mettant des bâtons dans les roues que d’en ouvrir un. Ils m’ont dit que c’était du jugement et que je ne devais pas les juger comme ça. Après ces déclarations, mon questionnement là-dessus est : cou donc, vivent-ils dans la même province que nous? Travaillent-ils au Québec? Sont-ils dans la même réalité que nous? (J’espère que vous avez répondus non à toutes ses réponses!). Le black Berry  est-il plus important que leurs dossiers. Je les ai trouvés un peu hypocrite pour être poli. Que dire des représentants de la ministre! Mme Bégin et M Loranger était un peu plus à l’écoute et, même à quelques occasions, ouvert d’esprit. M. Murgia était dans sa bulle et nous a ignoré quasiment tout le long et prenait quelques petites notes pour nous montrer qu’il était vivant. Une chance que M. Loranger devait s’absenter vers la fin de la réunion, sinon je n’aurais même pas pu entendre le son de la voix de M. Murgia. Pour être honnête, je me demandais ce qu’il faisait là. Je trouve dommage  qu’on n’ait pas pu discuter des deux autres revendications!

Pour ma part, ça été une belle expérience malgré que je suis resté sur mon appétit. J’aimerais bien représenter de nouveau le RAJE pour la prochaine rencontre avec les attachés politiques. Eh oui! Pour terminer, merci à tous ceux et celles qui contribuent de près et de loin à l’action du RAJE citoyenne.

AMICALEMENT L’enRAJÉ  Jocelyn
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commentaires
  1. Samuel dit :

    Bravo pour ce beau texte Jocelyn! Je partage entièrement tes opinions exprimées. Je devrais finir d’écrire sous peu le compte-rendu commenté de la rencontre avec les représentants, à partir des notes que j’avais prises. Avec ton texte et mon compte-rendu, on devrait être bon pour montrer aux autres EnRAJEées comment ça s’est passé et à quel point on se fait niaiser par le ministère.

  2. François Labbé dit :

    Merci pour ce résumé, Jocelyn. Et on attend les informations de Samuel. Une vidéo a été mise en ligne sur Youtube (il suffit de chercher RAJE citoyenne).

    Les idées d’actions sont nombreuses à la suite de cette rencontre. J’ai hâte à la prochaine assemblée de militants et militantes pour les entendre et les mettre en mouvement!

  3. Marie Lemieux dit :

    C’est un peu par hasard que je me retrouve sur votre site. Je n’avais jamais entendu parler de votre mouvement. J’ai tout lu ce qui est sur votre site et j’ai regardé vos vidéos.
    Vos revendications sont bien expliquées à la rubrique: « à propos » et la plupart de vos revendications me semblent sensées, réalistes et réalisables.
    Par contre je crois que vous pourriez améliorer les moyens dont vous vous y prenez pour revendiquer ces éléments.
    Premièrement votre logo du loup montrant ses dents et les poings levés en l’air, ne m’apparaît pas des plus appropriés. Et le nom du RAJE fait penser au mot « RAGE ». Je peux comprendre la détresse de personnes se trouvant en position de pauvreté. Par contre votre logo et votre nom donnent l’impression de gens qui veulent attaquer la société sans y apporter une contribution. Si les jeunes veulent la sympathie du public face à leurs revendications faudrait peut-être s’y prendre autrement. Trouver un logo et un nom qui manifesterait une attitude que les jeunes ont des besoins mais qu’ils ont également des talents et qu’ils peuvent mettre ces talents au service de la société.
    Lors de votre manifestation du 7 décembre quel était le sens du slogan: »Boulette ou steak haché »???N’était-ce pas puéril comme slogan créé à partir du nom de famille de la ministre??Pas fort, et cela ne reflétait aucunement ce que vous demandez.
    Lors de la rencontre de 3 de vos représentants avec les attachés politiques, c’était quoi l’idée que l’un de ces représentants qui portait un T-shirt d’enfiler une cravatte par dessus son T-shirt? Il me semble que ce geste manifeste un manque de maturité. Si vous voulez négocier avec les représentants du gouvernement, il me semble que des attitudes plus adultes donneraient davantage de chance d’être prises au sérieux.
    Bonne chance dans vos revendications.
    Je vous appuie
    Marie Lemieux

    • je suis d’accord sur un point! la cravate ,cependant pour tout le reste je suis tres métiger. on veut sortir des sentier battus. d’etre p-e un peu funny et surtout nous faire entendre et des fois c’est par les moyens les plus cocasse quon peut se faire voir!!!! moi de mon avis : Boulette où steak Haché c’est très marant… On se fait rire dans la face pourquoi pas faire de meme pour leur montrer qu’on existe. les quebecois devient de plus en plus mou et nous voulons demontrer un peu d’engagement social c’Est pas juste en s’assisant devant un ecran d’ordi qu’on obtient quelque chose. Prendre l’exemple de l’égypte! y me font capoter, c’est merveilleux de voir un peuple qui en a assez. peut etre au quebec on a moins de colonne mais nous les jeune on essaie a notre maniere de dire qu’on est vivant. Il faut militer contre la droite et la dictature deguisé. c’est en se mettant ensemble qu’on abouti a quelque chose et ce pas juste bloguer. je suis un jeune engagé qui aime l’action. Si l’avenir passe par la jeunesse, écoutons la et surtout ne la niaiser pas, car plus tard il vous la remmettra. je peux etre assez radical mais po mal plus ouvert d’esprit que des politiciens qui gouverne tout croche aidons les riche plutot que les pauvre en incluant la classe moyenne. voir la jeunese se lever ca pourrait donner lexemple a ceux qui reste assis…. mon petit commentaire

    • Samuel dit :

      Bonjour Marie,
      Il est vrai que pour une personne qui n’est pas impliquée dans le RAJE citoyenne, différents éléments peuvent être incompréhensibles ou discutables. Je vais tenter de clarifier le tout pour toi et pour d’autres qui se poseraient des questions.

      Tout d’abord, le RAJE est un mouvement pour et par les jeunes. Bien qu’il y ait des intervenants dans le décor (j’en fais partie), il n’y a aucun « responsable des communications ». Je t’avouerais (et aux enRAJEes aussi) que la première fois que j’ai vu le logo actuel du RAJE, je le trouvais moi aussi trop agressif. Toutefois, après avoir fait un tour de table où chacun s’est exprimé sur les logos que nous avions devant nous (nous avions reçu quelques dessins de logo et nous devions en choisir un), je me suis rendu compte que de choisir un logo « politically correct » et « gentil » ferait perdre l’essence même de ce projet, c’est-à-dire de sortir des sentiers battus et laisser les jeunes s’exprimer, sans avoir à se limiter dans un cadre établi par les médias et le milieu politique.

      Les jeunes enRAJEes ne sont pas des intervenants. Ils n’ont pas le temps de faire des campagnes de promotion, des 5 à 7, des conférences pour s’attirer la sympathie du public. D’autres organismes font déjà ce travail un beau travail de communication (je pense au Front commun des personnes assistées sociales et à la Coalition pour l’accès aux services des CLE). Les jeunes vivent un problème précis et criant et une seule chose leur importe: le régler. Déjà pour certains jeunes, la démarche est trop longue, il y a trop de bla-bla, ils veulent plus d’action. Leurs talents sont écrasés par une machine bureaucratique qui ne prend pas le temps de les comprendre et qui veut juste les caser dans un emploi au salaire minimum. Ils sont écrasés, ils sont enRAJEes. Réfréner leur RAJE ne ferait que les écraser davantage et ferait le bonheur de ceux qui ont tout avantage à ce que les jeunes restent « politically correct ». Voilà pour l’explication du nom et du logo.

      Pour ce qui est du slogan, je trouve dommage que tu ne l’aies pas analysé un peu plus longtemps, car il est délicieux (et je suis sûr que toute personne appréciant les jeux de mots l’a compris). Boulette ou Steak Haché est en fait: Boulet, où sté caché? Le sens de ce slogan? La ministre Boulet a le pouvoir politique de faire les changements que les jeunes désirent, mais il est pratiquement impossible de la rencontrer, car elle reste loin du terrain. Les jeunes veulent la rencontrer alors ils scandent: Boulet, où sté caché?

      Pour ce qui est de la cravate, je me sens particulièrement visé puisque je suis la personne que tu traites d’immature. Je vais donc tenter d’expliquer le tout (car il y a toujours une explication logique à tout lorsqu’on pose des questions). Tout d’abord, les trois représentants du RAJE avaient une cravate lors de la rencontre avec les représentants du MESSQ (seulement, les autres avaient pris le temps de remettre leur manteau avant de se présenter devant la caméra). L’idée est partie du fait qu’aucun de nous n’avait de complet (pour des raisons idéologiques ou économiques) et nous étions sûrs que les représentants du ministère allaient en porter. Nous trouvions ironique de nous présenter dans nos habits de tous les jours, nous représentants des jeunes enRAJEes alors que nous allions nous présenter devant des fonctionnaires bien vêtus et bien payés. Le rapport de force et l’image qu’allait refléter notre rencontre étaient déjà forts et désavantageux: nous, pauvres citoyens habillés simplement d’un côté et eux, importants fonctionnaires bien vêtus ayant le pouvoir de dire oui ou non à nos requêtes de l’autre côté. Comment renverser ce rapport de force et déstabiliser la partie adverse: avec l’humour et l’irrévérence! L’effet n’aurait pas été le même si le contraste entre la cravate et nos habits habituels n’aurait pas été aussi fort. Ce n’était pas un geste immature, mais plutôt un geste fort de sens, réfléchi et ingénieux. Peut-être que dans leurs bureaux, les représentants du ministère n’ont pas compris le sens de notre geste et ont ri de notre accoutrement. Je n’en sais rien. Mais la portée de ce geste ne s’arrête pas là. Le fait de porter la cravate et d’avoir été irrévérencieux dès le départ, m’a personnellement (et j’espère que c’est le cas chez Jonathan et Jocelyn) donné un élan qui m’a enlevé toute gêne. Car en faisant de l’humour, j’annulais l’effet éblouissant et inspirant le respect de leur prestance et je trouvais moi-même que j’avais de la prestance dans mon irrévérence!

      Hasta la victoria Siempre! (jusqu’à la victoire, toujours)
      Samuel

  4. Pierre Deschenes dit :

    Je trouve, au contraire, qu’il se dégage de toutes ces initiatives une fraîcheur et une légèreté propres aux jeunes, à la jeunesse. Une fraîcheur et une légèreté d’autant plus admirables, d’autant plus touchantes, poignantes même, qu’elles s’expriment chez ces jeunes malgré le malheur, malgré les malchances, malgré les injustices, malgré la rue, malgré la pauvreté, malgré l’exclusion, malgré l’horreur d’être rejetés vers la marge et l’ombre. Je trouve admirable que ces gars et ces filles puissent encore trouver en eux, en elles, assez de lumière pour rire, pour se moquer, pour être irrévérencieux face à un gouvernement tout puissant de riches pour les riches, face à une Ministre qui se cache derrière ses portiers insignifiants, face à des injustices injustifiables, face à des vieux qui s’accrochent à leurs acquis (je suis peut-être l’un d’eux…).

    Faut du courage pour le faire, avouons-le. Et de la jeunesse!

    Je les trouve admirables, ces jeunes. Laissons-les exprimer leur jeunesse. Appuyons-les, mais résistons à la tentation de les contrôler, de les rendre « vieux » comme « nous » avant leur temps. Laissons-les être jeunes, avec tout ce que cela implique de bouffonnerie et de rage. Pardon: de RAJE.

    Let’s go les gars, let’s go les filles!

  5. Maxime Boucher dit :

    C’est très difficile de se prendre au sérieux quand on n’est pas pris au sérieux par qui on veut justement être pris au sérieux! En fait, si on se prenait vraiment au sérieux, je pense qu’on se sentirait ridicule, parce qu’à voir tout le sérieux avec lequel ils nous considèrent (et je n’ai pas l’impression qu’il y en a beaucoup), notre meilleur moyen pour garder la face est de leur renvoyer ce regard qu’ils ont sur nous-mêmes! Parce qu’avec ceux et celles qui nous considèrent, on agit avec tout le sérieux du monde!

    Pour ne citer que ceux là, les Zapartistes terminent leur manifeste sur: « Parce que le rire est une si jolie façon de montrer des dents! » Puis Saul Alinsky, un organisateur communautaire des États-Unis disaient que l’arme la plus puissante dont les mouvements sociaux disposent est justement l’humour! Mais bien sûr, de l’humour insérée dans une stratégie d’action organisée et cohérente, et c’est justement ce que nous essayons de faire!

    Puis finalement (et je m’excuse si c’est long, mais votre commentaire m’a beaucoup fait réagir, et pour le mieux, ça me force à dire pourquoi je crois en ce que je crois), je ne pense pas que la colère, ou la rage, soit mauvaise, même que je pense que nous avons tout à gagner (et quand je dis nous, je parle de tous les citoyens du monde qui sont en train de se faire manger la laine sur le dos, en opposition à ceux qui sont en train de leur manger) à sortir de cette apathie généralisée qui nous empêtre pour la transformer en ce que Georges Orwell (auteur de 1984 et Animal Farm) appelait une « colère généreuse »!

    Voilà, j’espère avoir contribué au débat! Et je suis très heureux de voir que ce que nous sommes en train d’accomplir fasse réagir, ça change de l’apathie!

  6. Pierre dit :

    Félicitations pour ce délicieux texte mais rappelez vous quand même que l’avenir qui appartient à la jeunesse qu’elle se partage avec la VIEillesse. son expérience et ses compétences.Dans le mot vieillesse il y a le mot VIE.
    Mais j’encourage ces mots et les accomplissements. Bravo

    • jocelyn dit :

      Tu marques un point, cependant dans mon propos je les excluais pas. Je sais que l’expérience est importante, cependant si on la donne pas a la jeunesse et on l’exclut, c’est la que ca ne marche pas. je n’ai rien contre la vieillesse c’est juste pour mettre au clair. Imagine si on nous exclut quel genre de vieillesse que ca va donner. c’est dans ce sense que j’exprime que lavenir pour le quebec passe par la jeunesse. Pourquooi ne pas nous inclure dans le processus maintenant. Je te remercie………………………………………………………………………………..

    • Maxime Boucher dit :

      Moi aussi Pierre, je suis tout à fait d’accord avec toi. Je vois partout autour de moi une fracture intergénérationnelle qui fait en sorte que les jeunes (et j’en fais partie) ont tout (ou rien) devant eux, parce qu’ils n’ont rien derrière eux. C’est un peu comme si on était coupé de l’histoire. Et effectivement, c’est un problème, mais une partie de la solution réside sûrement dans ce qui a été fait et pensé avant, ça se trouve dans les livres, les films, la musique, la poésie, mais aussi, en se rencontrant et en se parlant. Comme Jocelyn, je te (ou vous) remercie d’être venu à notre rencontre (virtuelle, mais tout de même!)

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